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Insee Conjoncture Martinique · Janvier 2024 · n° 27
Insee Conjoncture MartiniqueEn Martinique, l’emploi salarié continue de progresser Note de conjoncture régionale - 3e trimestre 2023

Valentine Chieze Devivier, Eric Mével (Insee)

En Martinique, au troisième trimestre 2023, l’emploi salarié progresse légèrement et l’intérim repart à la baisse. Les inscriptions à Pôle emploi continuent de diminuer. Le taux de chômage s'établit à 9,9 % de la population active. La baisse de la fréquentation hôtelière entamée au deuxième trimestre s'intensifie. Les créations d’entreprise repartent à la hausse. Les autorisations de logement diminuent.

Insee Conjoncture Martinique
No 27
Paru le :Paru le10/01/2024

La hausse de l’emploi salarié est portée par le secteur public

En Martinique, le nombre d’emplois salariés s’établit à 133 160 au troisième trimestre 2023. Les effectifs salariés progressent de 0,2 % après une hausse de 0,5 % le trimestre précédent (figure 1). Le nombre d’emplois salariés dans le secteur public augmente de 0,4 % par rapport au deuxième trimestre, soit 180 emplois salariés en plus. À l’inverse, les effectifs salariés du privé se stabilisent à 90 990.

Avec 2 410 créations d’emplois en un an, le niveau de l’emploi salarié est supérieur de 1,8 % à celui du troisième trimestre 2022. En France (hors Mayotte), l’emploi salarié est stable ce trimestre (+0,1 %). Sur un an, les effectifs augmentent de 0,8 %.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi salarié ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Emploi salarié total - Martinique Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Martinique Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 100,0 100,3 99,9 100,3
2ᵉ trim. 2018 98,7 100,3 98,7 100,5
3ᵉ trim. 2018 97,0 100,2 96,6 100,5
4ᵉ trim. 2018 97,9 100,6 97,7 100,9
1ᵉ trim. 2019 99,2 101,1 99,2 101,5
2ᵉ trim. 2019 99,8 101,3 100,5 101,8
3ᵉ trim. 2019 100,3 101,7 101,2 102,2
4ᵉ trim. 2019 100,4 102,1 101,6 102,6
1ᵉ trim. 2020 99,6 100,2 100,3 100,2
2ᵉ trim. 2020 98,8 99,8 99,4 100,0
3ᵉ trim. 2020 101,6 101,8 103,0 102,2
4ᵉ trim. 2020 102,2 101,8 103,8 102,1
1ᵉ trim. 2021 103,4 102,6 105,7 103,2
2ᵉ trim. 2021 104,6 103,8 107,6 104,7
3ᵉ trim. 2021 103,9 104,6 106,5 105,6
4ᵉ trim. 2021 105,1 105,0 108,1 106,2
1ᵉ trim. 2022 106,1 105,3 109,7 106,6
2ᵉ trim. 2022 107,0 105,7 111,1 107,1
3ᵉ trim. 2022 106,4 106,1 111,0 107,7
4ᵉ trim. 2022 107,4 106,4 112,1 108,0
1ᵉ trim. 2023 107,7 106,7 112,4 108,4
2ᵉ trim. 2023 108,2 106,8 113,0 108,5
3ᵉ trim. 2023 108,4 107,0 113,0 108,6
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Hors intérim, l’emploi salarié progresse dans le tertiaire non marchand

Les effectifs salariés du tertiaire non marchand (hors intérim) augmentent de 1,1 % au troisième trimestre 2023 (figure 2). Le secteur emploie désormais 54 670 salariés, soit 580 salariés de plus qu’au trimestre précédent.

Dans la construction (hors intérim), les effectifs salariés baissent de 3,2 % au troisième trimestre. Ce recul limite les effets de la bonne orientation de l’emploi dans le tertiaire non marchand. Le secteur emploie désormais 6 240 salariés, soit 210 de moins qu’au trimestre précédent. Le nombre de salariés baisse également dans l’industrie (-1 %) et s’élève désormais à 9 180 salariés, soit 90 de moins.

Les effectifs salariés du tertiaire marchand (hors intérim) sont stables avec 56 630 salariés.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Martinique

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Martinique ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 98,9 99,5 99,6 100,1
2ᵉ trim. 2018 97,7 99,9 98,1 98,5
3ᵉ trim. 2018 95,8 98,3 95,8 97,3
4ᵉ trim. 2018 97,6 100,2 96,6 98,0
1ᵉ trim. 2019 101,5 101,1 97,6 99,4
2ᵉ trim. 2019 101,6 101,6 98,8 98,9
3ᵉ trim. 2019 102,7 102,3 99,3 99,7
4ᵉ trim. 2019 103,1 104,1 99,3 99,3
1ᵉ trim. 2020 101,6 103,1 99,8 98,7
2ᵉ trim. 2020 103,7 102,4 97,8 98,3
3ᵉ trim. 2020 106,2 103,8 101,4 100,3
4ᵉ trim. 2020 109,6 104,7 101,7 100,5
1ᵉ trim. 2021 112,2 106,1 103,9 100,5
2ᵉ trim. 2021 113,8 107,0 105,6 101,4
3ᵉ trim. 2021 115,0 105,1 104,6 101,2
4ᵉ trim. 2021 113,6 107,7 106,4 101,6
1ᵉ trim. 2022 115,2 110,9 107,4 101,9
2ᵉ trim. 2022 114,3 111,6 109,3 102,1
3ᵉ trim. 2022 112,5 110,9 109,4 101,1
4ᵉ trim. 2022 114,3 111,9 110,8 101,9
1ᵉ trim. 2023 114,5 112,2 111,0 102,2
2ᵉ trim. 2023 116,7 112,2 110,9 102,9
3ᵉ trim. 2023 113,0 111,2 110,9 104,0
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Martinique

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi intérimaire diminue et retrouve son niveau du premier trimestre 2023

Au troisième trimestre 2023, l’emploi intérimaire recule de 4,0 % par rapport au trimestre précédent, soit 100 emplois en moins (figure 3). Le secteur de l’intérim emploie désormais 2 310 personnes et retrouve ainsi son niveau du premier trimestre 2023.

Sur un an, l’emploi intérimaire recule de 10,2 %, avec 260 emplois en moins. En France (hors Mayotte), le nombre d’emplois intérimaires baisse de 2,1 % par rapport au deuxième trimestre 2023. Sur un an, il recule de 5,0 %.

figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi intérimaire ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Martinique France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 113,9 100,9
2ᵉ trim. 2018 113,2 99,8
3ᵉ trim. 2018 118,1 99,7
4ᵉ trim. 2018 118,7 96,4
1ᵉ trim. 2019 117,3 100,1
2ᵉ trim. 2019 128,9 99,8
3ᵉ trim. 2019 125,4 99,2
4ᵉ trim. 2019 127,5 96,6
1ᵉ trim. 2020 83,5 59,5
2ᵉ trim. 2020 102,3 72,9
3ᵉ trim. 2020 130,5 88,6
4ᵉ trim. 2020 136,7 91,2
1ᵉ trim. 2021 133,6 93,7
2ᵉ trim. 2021 134,9 97,1
3ᵉ trim. 2021 127,1 98,0
4ᵉ trim. 2021 137,9 102,4
1ᵉ trim. 2022 152,7 100,8
2ᵉ trim. 2022 152,6 99,2
3ᵉ trim. 2022 157,0 100,7
4ᵉ trim. 2022 146,9 101,2
1ᵉ trim. 2023 141,4 98,5
2ᵉ trim. 2023 146,8 97,7
3ᵉ trim. 2023 140,9 95,6
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Avertissement sur l’emploi

Pour la publication de l’emploi salarié au troisième trimestre 2023, les Estimations trimestrielles d’emploi (ETE) ont été calées sur les Estimations annuelles d’emploi de fin 2021, qui ont été révisées en septembre 2023, avec pour principal impact de légèrement abaisser le niveau de l’emploi salarié à partir de 2021. En conséquence, les Estimations trimestrielles d’emploi (ETE) sont davantage révisées sur le passé qu’habituellement (voir note méthodologique).

Le taux de chômage s'établit à 9,9 % de la population active martiniquaise

Le taux de chômage au sens du BIT s’établit à 9,9 % de la population active en Martinique au troisième trimestre 2023 (figure 4). Depuis le deuxième trimestre 2022, le taux de chômage lissé diminue (-2,1 points), après une stabilité entre le premier trimestre 2021 et le premier trimestre 2022.

En France (hors Mayotte), le taux de chômage s'établit à 7,4 % de la population active ce trimestre.

Figure 4Taux de chômage lissé

(en %)
Taux de chômage lissé ((en %))
Martinique Taux de chômage « lissé » - Martinique France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 17,0 17,9 9,0
1ᵉ trim. 2018 15,6 17,8 9,3
2ᵉ trim. 2018 18,3 17,6 9,1
3ᵉ trim. 2018 17,1 17,3 8,9
4ᵉ trim. 2018 18,3 16,7 8,8
1ᵉ trim. 2019 16,2 16,0 8,8
2ᵉ trim. 2019 14,4 15,3 8,4
3ᵉ trim. 2019 13,8 14,6 8,3
4ᵉ trim. 2019 15,3 13,8 8,2
1ᵉ trim. 2020 11,8 13,0 7,9
2ᵉ trim. 2020 8,2 12,5 7,1
3ᵉ trim. 2020 15,4 12,2 9,0
4ᵉ trim. 2020 14,2 12,3 8,1
1ᵉ trim. 2021 12,8 12,7 8,2
2ᵉ trim. 2021 14,8 12,9 7,9
3ᵉ trim. 2021 13,1 13,0 7,9
4ᵉ trim. 2021 10,9 13,0 7,5
1ᵉ trim. 2022 12,5 12,9 7,4
2ᵉ trim. 2022 13,6 12,6 7,4
3ᵉ trim. 2022 13,3 12,3 7,2
4ᵉ trim. 2022 10,2 11,9 7,2
1ᵉ trim. 2023 12,4 11,4 7,1
2ᵉ trim. 2023 10,6 11,0 7,2
3ᵉ trim. 2023 9,9 10,8 7,4
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Avertissement : dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 4Taux de chômage lissé

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Avertissement : dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

La demande d’emploi continue de baisser

Au troisième trimestre 2023, le nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) tenus d’effectuer des recherches d’emploi (catégories A, B, C) s’établit à 42 150. Parmi eux, 30 670 sont sans emploi (catégorie A) et 11 480 exercent une activité réduite (catégories B et C). Le nombre de demandeurs d’emploi (catégories A, B, C) diminue de nouveau ce trimestre (-1,4 % après -2,8 % au trimestre précédent). Sur un an, ce nombre recule de 6,7 % (figure 5).

La baisse du nombre de demandeurs d’emploi est de même ampleur pour les hommes (-1,6 %) et pour les femmes (-1,4 %). Elle concerne toutes les tranches d’âges, mais de manière plus importante pour les 50 ans et plus (-2,3 %). Les inscriptions à pôle emploi des 25 à 49 ans diminuent de 0,9 %, et celles des moins de 25 ans de 0,8 %. La part des personnes inscrites à pôle emploi depuis au moins un an est de 48 %. Leur nombre recule pour ce trimestre (-2,0 %).

En France (hors Mayotte), le nombre de demandeurs d’emploi augmente sur le trimestre (+0,2 %) et baisse sur un an (-1,3 %).

Figure 5Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Martinique France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 100,1 100,1
2ᵉ trim. 2018 99,9 100,2
3ᵉ trim. 2018 98,4 100,1
4ᵉ trim. 2018 98,4 99,9
1ᵉ trim. 2019 97,8 99,8
2ᵉ trim. 2019 95,9 99,1
3ᵉ trim. 2019 95,3 98,0
4ᵉ trim. 2019 93,3 97,1
1ᵉ trim. 2020 91,7 97,0
2ᵉ trim. 2020 94,1 102,9
3ᵉ trim. 2020 93,3 102,2
4ᵉ trim. 2020 91,1 101,6
1ᵉ trim. 2021 90,4 101,6
2ᵉ trim. 2021 90,1 100,7
3ᵉ trim. 2021 89,2 98,5
4ᵉ trim. 2021 88,3 95,7
1ᵉ trim. 2022 87,2 93,3
2ᵉ trim. 2022 85,3 91,8
3ᵉ trim. 2022 84,4 91,4
4ᵉ trim. 2022 83,2 90,8
1ᵉ trim. 2023 82,2 90,5
2ᵉ trim. 2023 79,9 90,1
3ᵉ trim. 2023 78,8 90,2
  • Note : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.

Figure 5Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

  • Note : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.
Avertissement sur les DEFM

Une expérimentation d’accompagnement renforcé vers l’emploi des bénéficiaires du RSA (BRSA) a été initiée en avril 2023 dans 18 territoires de France. Elle conduit à enregistrer progressivement à Pôle emploi l’ensemble des BRSA de ces territoires. Selon leur situation, ceux-ci sont orientés vers un des trois parcours suivants : emploi, socio-professionnel, ou social. Les BRSA orientés vers les parcours emploi et socio-professionnel sont comptabilisés dans les statistiques de demandeurs d’emploi. Les BRSA orientés vers le parcours social, plus éloignés de l’emploi, ne le sont pas. Fin septembre 2023, cette expérimentation concerne environ 8 200 personnes dont 6 500, orientées vers un parcours emploi ou socio-professionnel, sont comptabilisées comme demandeurs d’emploi. Les 18 territoires concernés se situent dans les départements de l’Aisne, la Somme, La Réunion, l’Yonne, l’Aveyron, le Nord, les Bouches-du-Rhône, la Creuse, la Côte d’Or, l’Eure, l’Ille-et-Vilaine, la Mayenne, la Loire-Atlantique, le Loiret, le Rhône, les Vosges, les Pyrénées-Atlantiques et les Yvelines.

Des informations complémentaires sont disponibles sur la dernière publication Ouvrir dans un nouvel ongletDares Indicateurs.

La baisse du nombre de nuitées hôtelières entamée au deuxième trimestre s'intensifie

Au troisième trimestre 2023, les hôtels de Martinique enregistrent 270 900 nuitées, soit une baisse de 3,6 % comparée au même trimestre de l’année précédente (figure 6). Cette baisse est plus forte que celle enregistrée au deuxième trimestre (– 0,7 %).

La baisse de la fréquentation hôtelière s’explique principalement par le recul des nuitées étrangères (-18,0 %). Ce repli concerne essentiellement la clientèle en provenance d’Europe (-22,6 %) et des USA (-23,9 %) qui concentrent respectivement 66,6 % et 7,1 % des nuitées en provenance de l’étranger. À l’inverse, les nuitées des touristes du Canada, représentant 19,1 % des nuitées étrangères, sont plus nombreuses (+7,6 %). Les nuitées des touristes en provenance de la France diminuent également (-1,8 %) pour s'établir à 245 600 nuitées. Elles représentent 90,7 % des nuitées dans l’hôtellerie martiniquaise.

La durée moyenne de séjour dans l’hôtellerie augmente à 3,7 jours sur un an (+0,3 jour). Le taux d’occupation des établissements baisse à 50,8 % (-4,4 points). La clientèle de loisirs diminue de 10,7 % et représente 79,7 % des nuitées. La clientèle d’affaires progresse (+40,5 %).

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de la fréquentation dans les hôtels ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Martinique France
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 103,3 100,9
2ᵉ trim. 2018 104,8 101,2
3ᵉ trim. 2018 105,0 101,8
4ᵉ trim. 2018 104,3 102,1
1ᵉ trim. 2019 104,5 102,0
2ᵉ trim. 2019 105,2 102,6
3ᵉ trim. 2019 102,9 102,7
4ᵉ trim. 2019 103,1 103,0
1ᵉ trim. 2020 67,7 82,9
2ᵉ trim. 2020 46,1 58,9
3ᵉ trim. 2020 39,8 47,8
4ᵉ trim. 2020 25,9 33,6
1ᵉ trim. 2021 37,4 40,9
2ᵉ trim. 2021 43,3 47,9
3ᵉ trim. 2021 45,3 53,2
4ᵉ trim. 2021 52,4 64,6
1ᵉ trim. 2022 65,5 74,0
2ᵉ trim. 2022 80,1 90,1
3ᵉ trim. 2022 85,8 96,4
4ᵉ trim. 2022 92,1 99,5
1ᵉ trim. 2023 99,2 102,7
2ᵉ trim. 2023 99,0 104,0
3ᵉ trim. 2023 98,2 102,9
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2017.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2017.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Les créations d’entreprise repartent à la hausse

Au troisième trimestre, le nombre de créations d’entreprises augmente de 1,0 %, soit 2 110 créations, après une baisse de 15,0 % le trimestre précédent (figure 7). Cette hausse s’explique par l’augmentation des immatriculations de micro-entrepreneurs (+22,7 %). À l’inverse, les immatriculations d’entreprises classiques reculent (-8,3 %). Celles-ci représentent six nouvelles immatriculations sur dix (62,4 %). Au niveau national, le nombre total de créations d’entreprises augmente de 6,3 %.

La hausse des immatriculations concerne l’industrie (+88,5 %) et le commerce, transports, hébergement et restauration (+3,6 %). Au contraire, le nombre de nouvelles entreprises dans les services et la construction baissent respectivement de 1,9 % et de 6,2 %.

Le nombre de nouvelles entreprises est inférieure de 10,2 % à son niveau de l’an passé du fait d’une baisse des immatriculations d’entreprises classiques (-25,1 %). À l’inverse, les immatriculations de micro-entrepreneurs croissent sur un an (+37,6 %). Au niveau national, le nombre total de créations d’entreprises est en augmentation de 3,1 % sur la même période.

Au troisième trimestre 2023, le nombre de défaillances d’entreprises cumulées sur un an augmente (+7,0 %, soit 412 défaillances).

Figure 7Créations d'entreprises

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Créations d'entreprises ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Martinique hors micro-entrepreneurs France hors micro-entrepreneurs Martinique y compris micro-entrepreneurs France y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 95,8 99,8 97,2 104,5
2ᵉ trim. 2018 103,4 100,9 101,8 107,8
3ᵉ trim. 2018 89,3 98,9 90,3 108,6
4ᵉ trim. 2018 100,4 101,5 102,6 112,7
1ᵉ trim. 2019 76,1 107,2 85,5 123,3
2ᵉ trim. 2019 94,5 106,5 102,5 123,8
3ᵉ trim. 2019 100,7 105,8 109,6 126,4
4ᵉ trim. 2019 76,0 102,4 90,2 128,3
1ᵉ trim. 2020 69,6 97,7 79,7 118,8
2ᵉ trim. 2020 91,2 74,1 90,9 97,7
3ᵉ trim. 2020 126,7 112,2 136,3 150,4
4ᵉ trim. 2020 101,4 113,7 117,1 149,9
1ᵉ trim. 2021 112,0 116,4 128,3 155,9
2ᵉ trim. 2021 208,0 120,7 208,6 154,4
3ᵉ trim. 2021 103,7 114,9 124,4 145,1
4ᵉ trim. 2021 92,1 114,8 113,2 146,3
1ᵉ trim. 2022 109,1 116,2 125,7 152,8
2ᵉ trim. 2022 156,0 118,4 173,6 149,3
3ᵉ trim. 2022 153,7 120,7 166,6 154,1
4ᵉ trim. 2022 175,2 118,4 191,1 155,2
1ᵉ trim. 2023 154,7 108,9 174,2 147,7
2ᵉ trim. 2023 125,6 110,6 148,0 149,6
3ᵉ trim. 2023 115,1 112,4 149,5 159,0
  • Note : données CVS-CJO.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, SIDE.

Figure 7Créations d'entreprises

  • Note : données CVS-CJO.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, SIDE.
Avertissement sur les créations d’entreprises

Depuis le 1er janvier 2023, les formalités de création d'entreprises doivent obligatoirement s'effectuer sur le guichet électronique des formalités d'entreprises. Ce changement important fragilise temporairement le suivi mensuel des créations d'entreprises, en raison notamment d'une modification des délais d'enregistrement des déclarations dans le répertoire Sirene. Les évolutions des créations d'entreprises enregistrées sur les premiers mois de l'année 2023 doivent donc être interprétées avec une grande prudence.

Des informations complémentaires concernant ce changement sont disponibles dans l'onglet Documentation de la version web de la publication nationale.

Les autorisations de logements diminuent

Au troisième trimestre 2023, le nombre de logements autorisés à la construction sur un an diminue de 2,2 % et s’élève à 2 800 (figure 8). En France (hors Mayotte), il diminue de 9,7 %. Par rapport au même trimestre de l’année précédente, le nombre d’autorisations de logements baisse de 0,6 % au niveau régional et de 28,7 % au niveau national.

Le nombre de logements mis en chantiers cumulés sur un an progresse ce trimestre (+0,9 %) et augmente de 32,5 % par rapport à l’année précédente. En France (hors Mayotte), ce nombre recule de 5,1 % ce trimestre et de 17,7 % par rapport à l'année précédente.

Au troisième trimestre 2023, les autorisations à la construction de locaux d’activités cumulés sur un an croissent et s’établissent à 189 000 m² (+4,4 %). En France (hors Mayotte), ces autorisations diminuent de 1,6 %. Par rapport au même trimestre de l’année précédente, les autorisations de locaux ont plus que doublé en Martinique (+104,9 %) alors qu'elles reculent légèrement au niveau national (-0,7 %).

Avec 69 000 m², les mises en chantier des locaux progressent de 15,6 % sur le trimestre et de 71,3 % sur un an en Martinique. En France (hors Mayotte), ce nombre recule de 3,0 % ce trimestre et de 15,4 % sur un an.

Figure 8Évolution du nombre de logements

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution du nombre de logements ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Logements autorisés - Martinique Logements autorisés - France hors Mayotte Logements commencés - Martinique Logements commencés - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 75,2 102,0 87,4 87,4
2ᵉ trim. 2018 97,0 98,0 153,8 93,5
3ᵉ trim. 2018 161,2 97,5 110,3 85,8
4ᵉ trim. 2018 108,4 93,2 131,4 88,1
1ᵉ trim. 2019 85,1 91,6 161,7 86,4
2ᵉ trim. 2019 66,2 94,9 107,7 84,9
3ᵉ trim. 2019 124,1 90,1 146,9 82,8
4ᵉ trim. 2019 105,1 101,9 131,6 83,7
1ᵉ trim. 2020 89,6 98,1 85,4 75,1
2ᵉ trim. 2020 46,4 58,0 47,3 65,8
3ᵉ trim. 2020 102,5 80,9 103,6 88,8
4ᵉ trim. 2020 140,1 93,7 65,5 80,5
1ᵉ trim. 2021 112,7 96,3 82,8 87,3
2ᵉ trim. 2021 91,8 97,4 86,8 87,3
3ᵉ trim. 2021 88,4 98,6 108,6 86,5
4ᵉ trim. 2021 126,7 99,1 103,6 87,5
1ᵉ trim. 2022 69,5 119,7 111,5 86,8
2ᵉ trim. 2022 104,9 108,1 94,1 80,1
3ᵉ trim. 2022 81,4 107,4 93,1 78,7
4ᵉ trim. 2022 150,5 75,9 191,2 78,0
1ᵉ trim. 2023 67,9 82,6 93,7 67,2
2ᵉ trim. 2023 88,2 78,2 127,0 65,0
3ᵉ trim. 2023 72,9 74,0 98,7 59,4
  • Note : données en cumul trimestriel CVS-CJO, en date réelle.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 8Évolution du nombre de logements

  • Note : données en cumul trimestriel CVS-CJO, en date réelle.
  • Source : SDES, Sit@del2.
Avertissement sur les données CVS dans la construction

Les graphiques régionaux sur la construction sont désormais corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (CVS-CJO). Bien qu'issues de la même source de données, les évolutions CVS-CJO ne sont pas, par construction, comparables aux évolutions des cumuls annuels représentées jusque-là dans ces figures régionales et encore utilisées dans les tableaux départementaux.

Encadré 1 - Contexte international - L’inflation est en repli dans l’ensemble des grandes économies occidentales

Au troisième trimestre 2023, l’économie mondiale a progressé en ordre dispersé : les économies chinoise et américaine ont, toutes les deux, accéléré alors que l’activité s’est légèrement contractée dans la zone euro. Le resserrement des politiques monétaires, entamé en 2022, aurait atteint un palier à la fin 2023 en lien avec le reflux de l’inflation. En effet, dans la plupart des économies occidentales, l’inflation baisse depuis début 2023 alors que la Chine se démarque par les pressions déflationnistes qui persistent. Malgré cette inflation encore élevée quoiqu’en repli, la consommation des ménages se montre relativement résistante dans la plupart des pays en 2023, excepté en Allemagne.

Encadré 2 - Contexte national - La croissance française hésitante au second semestre 2023

En France, les indicateurs avancés suggèrent que le reflux de l’inflation se poursuivrait au cours des prochains mois. Concernant l’activité économique, le PIB français a légèrement fléchi au troisième trimestre 2023 (-0,1 %). Si la consommation des ménages a rebondi, l’investissement des entreprises a en revanche décéléré et le commerce extérieur s’est dégradé, pesant sur l’évolution du PIB. En ce qui concerne le marché du travail, l’emploi a continué de progresser depuis début 2023 mais a tout de même ralenti dans le sillage de l’activité économique. Selon les enquêtes de conjoncture, la situation conjoncturelle demeure atone : dans ce contexte, le PIB serait stable au quatrième trimestre avant d’accélérer un peu au premier semestre 2024, à la faveur de la désinflation et malgré des taux d’intérêt élevés.

Publication rédigée par :Valentine Chieze Devivier, Eric Mével (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

Revenu de solidarité active / RSA :

Le revenu de Solidarité active (RSA), entré en vigueur le 1er juin 2009 en France métropolitaine, se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI créé en 1988) et à l'allocation parent isolé (API).

Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.

Le revenu garanti est calculé comme la somme :

  • d'un montant forfaitaire, dont le montant varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge,
  • d'une fraction des revenus professionnels des membres du foyer, fixée par décret à 62 %.

Si les ressources initiales du foyer sont inférieures au montant forfaitaire, la différence s'appelle le RSA socle. Le complément de revenu d'activité éventuel, égal à 62 % des revenus d'activité, s'appelle le RSA activité. Selon le niveau de ressources du foyer par rapport au montant forfaitaire et la présence ou non de revenus d'activité, un foyer peut percevoir une seule composante du RSA ou les deux.

Prime d'activité :

La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).


Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.